LE
LOGOSCOPE

Appareil scientifique imaginaire pour scruter le langage

MOINES KAOLIN
Arts visuels, Arts du Logos - Le 16 janvier 2017

PLATEFORME DES ARTS VISUELS DU LOGOSCOPE

MOINES KAOLIN
Programme de recherche conduit par Agnès Roux


Dossier de présentation en pdf


Le programme de recherche MOINES KAOLIN s’appuie sur l’histoire des productions céramiques de Monaco (de 1871 à nos jours) pour dynamiser des recherches et des créations actuelles. Il est composé d’artistes et de théoriciens nationaux et internationaux invités, relevant de l’ensemble des domaines abordés alliant histoire et territoire, savoir-faire et technologie, singularité et mondialisation, (...).

Pour mener à bien leurs recherches et leurs créations, ils s’appuieront sur le FONDS DOCUMENTAIRE mis en place par la Médiathèque de Monaco. Elles seront aussi accompagnées d’autres expertises comme celles des Archives du Palais Princier, du Comité des Traditions Monégasques, de Monsieur Pierre Laplace (auteur de l'ouvrage-référence Cent ans de céramique à Monaco), (...).

La céramique est un marqueur culturel majeur dans la plupart des sociétés, des plus primitives aux plus avancées. Utilitaire, décorative ou au service d’une expression artistique, elle reflète l’évolution du goût, des styles, des modes de vie et témoigne des avancées techniques. 

Ce vecteur d’histoire jouera le rôle d’intermédiaire entre le passé et le présent. En réactivant cette mémoire plurielle, les enjeux de ce programme portent sur les liens que les représentations sociales et iconographiques entretiennent. Les particularités du territoire monégasque sont multiples, à commencer par sa superficie mais surtout, par sa rapide transformation d’un monde paysan à un monde urbain. Sa politique de patronage et d’intégration des savoirs extérieurs, a ainsi diversifié les ressources de la Principauté et son économie. Cette histoire singulière en lien avec celle de ses productions céramiques, sera aussi le prétexte à une vision plus vaste et prospective.

Ce Programme se développera en plusieurs étapes de travail : études, expérimentations, créations, expositions, éditions, diffusion. Les projets pourront être collectifs et/ou individuels.


GENÈSE D’UN GENRE...

La première poterie de Monaco a vu le jour grâce à l’ingéniosité et à l’obstination de Marie Blanc, épouse de François Blanc, fondateur de la Société des Bains-de-Mer. Elle crée en 1871 la Société Industrielle et Artistique de Monaco. 

En 1873, la Principauté de Monaco est invitée à l’exposition universelle de Vienne. Ce petit état qui, sous l’impulsion d’un prince visionnaire, Charles III et d’un homme d’affaires avisé François Blanc, désire figurer dignement à cette exposition. Charles III confie ce projet à Marie Blanc et au Comte Bertora, nommé commissaire général de l’exposition. Peu satisfaite de la représentation des pièces d’artisanat local, elle décide d’acheter un lot de céramique et de s’assurer l’exclusivité de cette production baptisée Poteries de Monaco. Elles sont réalisées par Charles et Marie Fischer qui dirigent la Poterie de la Montagne à Oloron Ste Marie dans les Pyrénées.

Dans un pavillon de style renaissance italienne, il sera ainsi présenté des produits issus du terroir monégasque et les fameuses Poteries de Monaco. Suite au vif succès remporté par ces poteries, elle persuade les époux Fischer de venir s’installer à Monaco. Et c’est ainsi qu’au début de 1874 la première Poterie artistique de Monaco allume son premier four.

« La fabrique de Poteries Artistiques de Monte-Carlo si habilement dirigée par M. et Mme Fischer est actuellement en pleine expansion. On y cuit, ces jours-ci plusieurs objets tout nouveaux, remarquables par leur fini et par leur genre et qui doivent figurer au concours régional de Nice. Le local situé dans l’ancienne propriété de Sigaldy, au milieu d’une véritable forêt d’oliviers et de citronniers, offre un aspect des plus pittoresques. C’est un bâtiment long dont une extrémité est affectée aux manipulations artistiques et dont l’autre partie est occupée par les fours. Il est vraiment curieux de voir avec quelle facilité et avec quel Art, un informe morceau d’argile est transformé en vase coquet ou en corbeilles chargées de fleurs. » 

Extrait du Journal de Monaco N°825 du Mardi 14 avril 1874.


avec le soutien de la SO.GE.DA. - Monaco




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